Temps mort. Une jeunesse jaciste (1937-1944), préface d’Annie Ernaux, En bas, 2014.

Jérôme Meizoz éclaire superbement, d’une lumière sans violence, cette jeunesse livrée à la “propagande” […]. Il rend sensible le mystère des vies, nos vies, qui nous appartiennent moins qu’on le pense, façonnées qu’elles sont par les institutions et les croyances du temps».

(Extrait de la préface d’Annie Ernaux)

 

On en parle…

 

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Haut Val des loups, un vrai roman, Zoé, 2015.

Un village de montagne, la nuit. Un étudiant sauvagement battu par trois inconnus. Le Jeune Homme se consacrait à la défense de l’environnement. Un groupe de militants candides soutient la cause qui lui a presque valu la mort. Dans les cafés, chacun y va de son avis. La rumeur galope. Les preuves manquent, l’enquête s’enlise et la justice finit par déclarer forfait. La police a-t-elle examiné toutes les pistes de l’affaire ? Qui n’a pas intérêt à ce que la vérité éclate au grand jour ? Épais comme un roman, le dossier reste secret. Mais parfois le silence ne suffit plus : ici commence la littérature.

Haut Val des loups reconstitue les années ardentes et cocasses de jeunes gens aux prises avec une société close, décidés à sauver la nature et changer le monde…

On en parle…

 

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Le Rapport Amar

Roman, Zoé, 2006.
Bruno Lesseul, un linguiste renommé, est accusé du meurtre atroce de Juliana Amar, une jeune brésilienne, spécialiste des rites sacrificiels du candomblé. Un criminologue, chargé du Rapport sur cette affaire où Lesseul refuse de parler, livre un récit distancié des faits. En étudiant les notes et le journal de l’accusé, un être tourmenté par le passé et par l’écriture, l’expert reconstitue le lien complexe qu’il a noué avec Juliana. Féru de dialectes et de langues orales, révolté par l’aliénation verbale des ethnies colonisées, Lesseul ne fait plus la différence entre ses enquêtes linguistiques et sa perception de Juliana, à laquelle il reproche de négliger ses racines. Par amour, celle-ci cède du terrain.

Véritable curiosité littéraire, Le Rapport Amar raconte la dérive d’une passion exclusive pour le langage.

“Auteur de plusieurs recueils de courts récits (Les Désemparés , Morts ou vif …) et de nombreux essais, Jérôme Meizoz signe avec Le Rapport Amar un premier roman dont la structure évoque à la fois le compte-rendu d’enquête et l’analyse de texte”.
Anne Pitteloud, Le Courrier, 27 mai 2006.

“Original, inventif, bien mené, érudit, ce roman tisse un va-et-vient fascinant entre des textes mythiques des langues fondatrices – comme le Ranz des vaches – et la passion obscure de la pureté, qui conduit à la folie.”
Isabelle Falconnier, L’Hebdo, 20 avril 2006.

Entretien avec Jerome Meizoz réalisé par Alain Bagnoud, 23 décembre 2006

 

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Jours rouges

Récit, En bas, 2003
Jours rouges n’est pas un livre d’historien. Plutôt la libre évocation du parcours militant de Paul Meizoz (1905-1988) dans les luttes sociales des années 1930 à 1950. Envoyé comme travailleur industriel en France, il y est politisé en 1924. Avec ses amis, il tente de syndiquer les mineurs de la première Dixence, s’implique en faveur des réseaux de combattants espagnols en 1936. Polémiste et animateur d’un « Cercle d’études sociales », il se lie à Jules Humbert-Droz à son retour d’URSS, invite Léon Blum à s’exprimer dans le Valais de l’après-guerre.
Dans les marges de la grande Histoire, Paul poursuit sa vie « minuscule ». Elle recèle pourtant une conviction peu commune, une conscience des interdépendances, une ferveur qui renaît dans le militantisme politique des mouvements sociaux actuels.
Jours rouges – au pays du mythe alpestre, des bergers gri-més pour la photo – voudrait réagir au trou de mémoire littéraire dont pâtissent les récits de la condition ouvrière.

 

On en parle…

André Gavillet, « Le livre : Itinéraire d’un militant valaisan », Domaine Public, 13 juin 2003. pdf.

 

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